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Zam-zam Mohamed:Portrait d’une Djiboutienne inspirante pour l’Afrique

Une image ou plutôt des images de Zam-zam Mohamed. Ses yeux, éblouissants. Son sourire qui explose, aussi mignard qu’inattendu. Son émotion à l’entendre parler de sujets de société. Ou encore cette silhouette si fragile qui lui ressemble si peu, là, debout, à bras ouvert, dans les décombre du l’Amphithéatre d’EL JEM, le regard dévoré par l’aventure.
Zam-zam Mohamed est dans le présent, toujours. Femme exceptionnelle, adorée de ses connaissances, à l’image si pure. Zam-zam l’infatigable, la combattante de l’émancipation des femmes, Zam-zam la Panafricaine. Toujours la même. Un roc.

L’enfance

Sa vie ? C’est celle d’une famille moderne. Une famille, car on ne peut comprendre le saisissant parcours de cette jeune femme hors pair, si on laisse de côté son enfance heureuse, cette vie forte et belle. C’est une famille aisée. Ils vivent tous à Djibouti-ville, la capitale. Elle naquit en 1993, par une fin d’année sous le signe de sagittaire & des fêtes de fin d’année. Zam-zam est une enfant, rebelle, aimante, heureuse comme tout. 
Chez eux, la religion occupe une place importante. Où tout bascule à l’orée de la vie. Au lycée d’Etat de Djibouti, qu’elle à fréquenter de 2009-2012, à la fleur de l’âge ; Zam-zam a un avis tranchant déjà sur des sujets de société, une personnalité en développement… Elle aime la lecture et pratique du théâtre.

Elle fait preuve d’une qualité rare : « le discernement. » 

Zam-zam ne se décrit pas comme étant une intellectuelle, ni une oratrice hors pair. Mais on l’écoute. C’est elle, car c’est toujours une position qu’elle tient, une attitude qu’elle impose. Sur les sujets qui lui tiennent à cœur, elle convainc. Elle n’impose pas par ses mots, mais par sa présence. Elle est là, comme un roc, comme une preuve que l’on peut résister aux vents mauvais et aux marées qui engloutissent un temps la terre.
Elle est là. Avec son caractère entier, toujours direct, capable de sermonner une personne pour la bêtise de ses propos. Son premier réflexe est toujours de dire non,elle le reconnaît-elle même. Il n’empêche, elle est un visage.

Et une attitude. Zam-zam est, alors, très présente. Dès sa deuxième année en Tunsie, elle occupe le poste de sécretaire chargée de la communication de l’association des étudiants et stagiaires djiboutiens en Tunisie (AESDT). Un an après elle enchaine avec des postes à hautes responsabilités au sein l’Association mère, l’AESAT, d’abord responsable des Relations extérieures, ensuite, première Femme Vice-présidente en 2016. Avant de revenir au sein de sa communauté en tant que Première Femme Présidente de l’association des étudiants et stagiaires djiboutiens. Aujourd’hui Rapporteuse du Conseil consultatif de l’AESAT.


Elle aime aussi être mondaine, on la voit souvent sortir aux Soirées de Gala. Elle reconnaît avoir un caractère difficile, des idées tenaces.
C’est ainsi, Zamzam aime, ou déteste, sans partage ni nuance. Quand elle a décidé d’une chose, on peut venir avec tout un bataillon, on ne la fera pas changer d’avis.

Le Leadership, c’est se battre pour une société plus inclusive.

Après des brillantes études en Droit des Affaires en étant quasiment majeure de promotion à chaque année ; elle poursuit une carrière tournée vers le continent Africain en intégrant le Centre de Veille et d’Intelligence Economique.
Zam-zam Mohamed a reçu il y’a un an l’hommage des étudiants & stagiaires étrangers présent en Tunisie pour l’ensemble de ses actions dans les différents postes occupés aux seins des organismes panafricains dédiées a faire avancer les droits des étudiants étrangers. Elle est aussi une fervente défenseure d’une Afrique unie appelée à briller par sa diversité culturelle et la solidarité de ses enfants. Son parcours est l’illustration d’un modèle de leadership Djiboutien. Elle est une femme leader et un véritable modèle de leadership de la génération montante. Elle a d’ailleurs été nommée pour la deuxième année consécutive Présidente de la Cellule Féminine de l’Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie, pour favoriser la participation de la gente féminine au sein de la société civile et promouvoir l’entrepreneuriat féminin et l’entraide.

La résilience quant aux échecs et aux défis de la vie et la confiance en soi sont ses crédos.

Elle peut être aussi brillante que modeste quand on aborde ses valeurs intrinsèques. On retiendra avec la simplicité qui est la sienne ; que la résilience quant aux échecs et défis de la vie ainsi que la confiance en soi pour toujours aller de l’avant, sont les états d’esprits sine qua non pour réussir à atteindre ses objectifs.